dimanche 27 novembre 2016

Le bijou sacré

Je marche. Depuis le matin. Depuis le moment où un soleil timide avait pointé à l'horizon. Je marche. La neige craque sous mes pas. Le soleil va bientôt se coucher. Dans sûrement une heure ou deux. Comme j'ai faim... Depuis deux jours, je n'ai rien mangé d'autre qu'un lapereau et un pigeon. J'ai soif aussi. Très soif. D'ailleurs il me faudra bientôt trouver de l'eau. Je marche toujours. Jusqu'au crépuscule. Jusqu'à ce qu'arrive une nuit sombre et froide. Alors j'allumerai un feu. Pour me réchauffer et pour éloigner les prédateurs. Et là, enfin, je pourrai dormir. Jusqu'au prochain matin. Je m'arrête, ramasse quelques brindilles et fais un feu. Puis je m'assoupis.
 A mon réveil, j'entends le chant d'une rivière. Je me mets en route et la trouve peu après. Je bois, remplis ma gourde, pêche quelque poissons et repars. Soudain, je m'arrête. devant moi git un squelette d'un animal qui m'est encore inconnu. Dans sa main, il semble tenir un objet étrange. Un talisman peut être. Je trouve un bout de corde dans mon sac et en fait un collier, sur lequel j'enfile le talisman, et me l'attache autour du cou. J'entends de la musique. Est-ce une impression? Non pourtant. Elle est réelle. On dirait même que, oui, elle vient du talisman. Intriguée, je fais quelques pas. Et la musique devient plus lente, plus triste. Étrange. Je me retourne. Et l'air se fait plus gai. Ma boussole indique plein sud. D'où vient-elle cette boussole? Plus j'avance et plus la mélodie se fait joyeuse et forte. Tout à coup, un énorme bâtiment, sûrement un temple. Un trou dans le mur. De la forme du talisman. Je l'y met. Celui-ci s'illumine. Le sol s'ouvre en deux. Je tombe et...
Je me réveille. Mon réveil indique 5h24. Je me rendors. Dans une heure, il faudra que je me lève, mais pour l'instant, je dors.

samedi 12 novembre 2016

Souvenir

Quand je me promenais,
Le soir, sous le vent,
Je me souviens j'aimais
Compter les moutons blancs.

Je fermais les paupières
Je me laissais aller.
J'entendais une rivière,
Je me laissais bercer.

Et je me promenais,
Un soir, dans le vent.
J'essayais d'oublier
Mes soucis, mes tourments. 

Et puis le temps passait,
Je me souviens j'aimais
Le soir, sous le vent,
Compter les moutons blancs.
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